17.11.06

Le doudou - 3

Il était temps que je vous offre la suite de l'histoire !
Après une coupure d'Internet (Merci Orange/Wanadoo) me revoilà parmi vous.
L'aventure de la famille Serrinot continue !


Thomas était encore très agité. Le bateau était là, gigantesque, juste devant eux et Thomas voulait l’approcher encore davantage. Il n’avait pas imaginé que le ferry serait tellement immense ! De plus il faisait beaucoup trop chaud pour rester dans la voiture arrêtée en plein soleil. La famille se déplaça donc vers le bord de la jetée. Il n’y avait pas d’ombre à cet endroit mais au moins les enfants étaient contents. Même Hugo dans las bras de sa maman. Il était lourd et Claire s’assit sur une bitte d’amarrage énorme pendant que Richard, aussi joyeux que son fils, racontait des histoires de bateau à Océane et Thomas. Cette heure d’attente que Claire avait redouté bien avant le départ passa assez vite, et la famille regagna son véhicule afin d’embarquer.

Suivant la voiture précédente dans la file d’attente, la famille SERRINOT monta dans le bateau dirigée par des hommes en combinaisons, jaunes elles aussi mais pas fluorescentes, qui faisaient de grands gestes. Par contre, une fois le véhicule ajusté dans le parking métallique du ferry, la famille eut des difficultés à sortir de la voiture. L’homme jaune qui indiquait aux véhicules comment se garer les avait forcé à serrer les voitures devant et sur la gauches, et le temps de réagir, une autre auto était collée à leur droite. Ils s’extirpèrent finalement tous, mais pour sortir Hugo à bout de bras, ce ne fut guère aisé. Claire abandonna l’idée de récupérer la poussette de Hugo car la manœuvre aurait été trop complexe. Par contre Océane n’oublia pas son doudou, dont elle ne se séparait jamais. C’était une vieille poupée nue avec les membres en plastique et le corps en tissus.

Les cinq SERRINOT rejoignirent leur cabine : heureusement qu’ils avaient réservé cet espace exclusif. En y pensant, Claire se sentait soulagée. Richard portait Hugo et Claire tenait Océane d’une main et le sac contenant tout le nécessaire à la traversée de l’autre. Thomas courait devant. Ils montèrent des escaliers, traversèrent des couloirs, et le self-service, passèrent devant la salle de jeux et le bar. Thomas voulait tout visiter. Avec l’aide d’un homme de service qui ne parlait qu’italien, ils découvrirent leur cabine.
- Maman ! Maman ! Regarde il y a les toilettes !
- Maman !
- Papa ! Papa ! Regarde ! on voit là où on était tout à l’heure !
La cabine comprenait un grand hublot par lequel on voyait le port de Toulon, la ville sur la gauche, la rade sur la droite.
- Papa ! T’as vu ? Il y a des bateaux de guerre ?
- Papa ! Mais regarde !
- Papa ! Maman ! on a la radio dans la chambre !
- Non mon chéri, on appelle ça une cabine, pas une chambre…

Thomas eut rapidement tout touché, tout déplacé, et tout trouvé dans la cabine, jusqu’aux petites savonnettes du bloc sanitaire. Thomas et Océane voulait absolument voir le départ de l’extérieur. Toute la famille se retrouva sur le pont. Les enfants firent de grands signes d’adieu à la ville et le bateau s’éloigna de Toulon. La traversée durerait 5 heures. Ils restèrent un moment à regarder Toulon, et sa rade avec les navires militaires admirés par Thomas, s’éloigner. Puis la bougeotte repris le petit garçon.
- Dis Papa , on va visiter le bateau ?
- D’accord ! lui répondit Richard.
- Je vous laisse, je vais donner son goûter à Hugo, vous nous rejoindrez à la cabine, dit Claire à son époux, puis elle demanda aux enfants :
- Vous ne voulez pas votre goûter, les enfants ?
Océane hésita Mais Thomas la prit par sa main libre (elle tenait encore son doudou de l’autre main).
- Tu viens, Océane ? On va visiter le bateau et après on ira goûter, d’accord ?
La petite ne répondit pas mais suivit docilement son grand frère.
- A toute à l’heure, chérie !