24.8.06

Premier Amour - 4

Olivier attend encore et se souvient.
Son hisoire n'est pas finie... A suivre.


Incarcéré dans sa 205 GTI, Olivier se rappelait de tout ça très nettement. Des douleurs réparties inégalement sur tout son corps étaient apparues lui donnant l’impression de tout ressentir plus intensément. Depuis combien de temps était-il prisonnier de ce tas de ferrailles ? Le jour se levait : ça ne faisait pas si longtemps qu’Olivier gisait dans ce ravin. Il tendait l’oreille et appelait souvent mais il n’entendait pas Julie respirer, ni remuer, ni lui répondre.
Olivier pensait qu’elle s’était extirpée de la voiture accidentée et était partie chercher secours. Combien de temps était-il resté inconscient ? Il souffrait de plus en plus. Sa jambe droite devait être déchiquetée tant elle lui faisait mal, il avait une migraine infernale, et peut-être le bras gauche cassé, qui lui procurait des douleurs intolérables. Il était assailli de souffrances physiques mais aussi morales. La peur était une torture : Julie reviendrait-elle à temps pour le sauver ?
Il tentait de se rassurer en se disant : « Elle est allée chercher les secours… Elle ne devrait plus tarder. Ce cauchemar va s’arrêter dès que les pompiers seront là… » Dans le tourbillon de ses pensées, Olivier craignait aussi la réaction de ses parents : « Ils vont me tuer ! Je suis nul : bousiller ma super voiture comme ça dès le premier jour ! »
Sournoisement, la nuit s’effaça totalement. Olivier vit le jour se lever avec un regain d’espoir : « Julie va m’envoyer du secours, elle a dû prévenir les pompiers. Ils ne devraient plus tarder. » Olivier n’envisageait pas le pire. Il se savait vivant et malgré les douleurs, il était persuadé que ses blessures étaient bénignes et qu’on allait rapidement le sortir de cet enfer. Pourtant le soleil montait et Olivier était toujours là, prisonnier de sa voiture.
Pendant qu’il était encagé dans ce qu’il restait de sa splendide 205 GTI, il revécu dans sa tête plusieurs fois l’accident, absurde comme la plupart des accidents. L’évènement était assez banal.