29.6.06

Favoris

Bonjour,

Faire son blog c'est tentant puis une fois réalisé, ce n'est plus aussi excitant.
Ainsi j'ai deux amis qui ont commencé leur blog et laissé tomber ensuite : je les balances pour que vous les innondiez de commentaires afin de leur donner envie de continuer ! Merci pour moi, car j'aime les lire !

http://enjesandemy.blogspot.com/

http://intranquille.blogspot.com/

Je compte sur vous !


Je connais aussi un blog super qui est souvent mis à jour et où je vous conseille de faire un tour qui sera sûrement passionnant : http://asulana.blogspot.com/

A bientôt !

23.6.06

Poème

LE MEDECIN DE CAMPAGNE

Dans la salle d’attente
D’un médecin de campagne

Les hommes en bacchantes
Font mine d’aller au bagne.

Les femmes en jupons blancs,
Toutes voisines ou cousines,

Patientent en discutant
De tricot et de cuisine.

Les enfants font du bruit,
Courent autour de leur mère,
Souvent aussi s’ennuient,
S’amusent à faire la guerre.

Le docteur sort de son office,
A la porte emmène son patient,
Se retourne alors et glisse

Un tonitruant « Au suivant ! »

9.6.06

Week-end - épisode 3 et fin

Et voilà la fin de l'histoire !


QUELQUES MOIS PLUS TARD

"Bien entendu notre voiture avait été repérée par plusieurs personnes et lors de l’enquête mes collègues ne m’ont pas épargné. J’ai perçu leur rancœur à mon égard, justifiée, hélas. J’avais eu tord, j’avais été orgueilleux.

Les enquêteurs ont découvert que le feu débutait de ma cigarette, jetée allumée près de la voiture. Tout a brûlé autour de notre campement, impossible donc de savoir si notre feu de camp a contribué à la catastrophe, mais ma conscience a un doute. Quelques temps après notre aventure, nous avons donc été condamnés tous les deux par la justice à des peines avec sursis et une amende que nous mettrons des années à payer. Il me faudra des années aussi pour me pardonner à moi-même.

Ma prétention m’a coûté cher, j’ai appris l’humilité et le respect trop tard. Bien entendu nous avons quitté la Corse, honteux. Je travaille à présent dans les Alpes de Haute Provence, vers Digne, et je fais confiance aux gens qui connaissent la région !

La Corse me manquera toujours."

7.6.06

Week-end - épisode 2


Voilà la suite de l'histoire... et ce n'est pas encore fini ! il y aura un troisième épisode à venir !
Bonne lecture !

Photo du Cap Corse, du Nebbiu
et de la Balagne

prise par
le satellite SPOT
le 3 août 2003




LUNDI

"Finalement, je ne croyais pas si bien dire en utilisant le mot « aventure » pour parler du week-end ! Ce fut même davantage qu’une aventure, un périple.

Le premier jour s’est déroulé comme prévu. J’ai garé la voiture à l’endroit que nous avions repéré sur la carte. Et nous avons commencé à marcher.

Nous avons installé la tente et attendu tranquillement que la nuit approche pour allumer notre foyer et cuire des pâtes, plat favori des randonneurs. Nous avons passé une excellente soirée en amoureux, et une très bonne nuit loin des bruits des vacances. L’endroit que nous avons choisi pour camper ouvre sur un panorama grandiose, et avec la nuit le ciel, allumé de milliers d’étoiles nous a enchanté.

Le lendemain, après avoir bu un thé accompagné de quelques biscuits, nous avons repris notre chemin des crêtes. J’ai jeté un peu de terre sur mon feu avant de l’abandonner. Ce geste n’est d’aucune utilité car il ne souffle pas la moindre brise, mais il vaut mieux conserver les bonnes habitudes.

Dans la matinée, le vent s’est levé. Je me suis dit que j’avais bien fait d’être prudent. Nous nous sommes abrités sous la crête, coté est, et nous avons avancé alors que le vent devenait de plus en plus violent. Nous avons gravi le Monte Alticcione, un des points culminants du Cap Corse, mais nous n’avons pas pu rester au sommet à cause des bourrasques.

L’après-midi, après un pique-nique et une sieste, le soleil a été caché par un gigantesque nuage sombre : la fumée d’un incendie. Nous avons vite rejoints la crête et son point de vue, pour évaluer et contempler le sinistre. Alors nous avons vu : le maquis crépitant, transformé en brasier, les flammes dansantes, les flammèches emportées par le vent.

Nous sommes restés muets un bon moment devant ce spectacle, comme hypnotisés par l’effroi, avant de concevoir l’imminence de la menace, et la fragilité de notre situation. Lorsque le nuage a englouti le soleil, j’ai enfin songé à consulter la carte. Nous ne pouvions revenir sur nos pas, le feu montait de l’ouest vers la crête, vers nous. Nous avons continué notre chemin en courant presque, le cœur en chamade et le souffle court. Et la chaleur qui nous brûlait et nous inondait de sueur en même temps.

Jusqu’à un des hameaux de Luri, nous n’avons pas échangé un mot, Isa est pourtant bavarde d’habitude. La peur la rendait silencieuses : le feu courait derrière nous. Enfin au tout petit village de Fienu, nous avons rejoint la route vers Luri, et nous avons rapidement été pris en auto-stop et amenés jusqu’à Bastia. Tant pis pour notre voiture, nous ne pouvions de toute façon accéder au Col St Jean à cause des nombreux pompiers répartis à différents endroits les long des routes et chemins carrossables. Sur la route nous ramenant à Bastia, nous avons remarqué les visages inquiets et tendus des habitants des villages cap corsins. J’ai découvert dans leurs yeux la tristesse et le dégoût, l’angoisse et la révolte. Et j’ai ressenti leur peine. Je crois que c’est à ce moment que j’ai compris la profondeur de ce qui relie les Corses à leur île et surtout la souffrance de leur cœur devant leur terre en flamme.

Alors j’ai ressenti mon propre attachement à ce pays et à ces hommes et ces femmes. Peut-être que cette soudaine lucidité venait de la mauvaise conscience qui m’avait frappé l’instant d’avant. Je me suis demandé si mon feu de camp n’était pas à l’origine du drame et du futur désastre de cet incendie, qui commençait à peine. J’ai espéré que ces gens, contemplant leur région partir en fumée, me pardonnent.

Je me souviendrai longtemps de cette escapade, assez longtemps, j’espère, pour ne jamais revivre l’épouvante d’être perdu dans les flammes. A l’avenir, j’irai au camping."

6.6.06

Week-end - épisode 1

Voici une petite histoire qui aurait pu être réelle.
Elle m'a été inspirée par le personnage principal et narrateur, Julien. Ce n'est en aucun cas une caricature : je connais cette personne elle existe et pense de cette manière.
Ce récit est à la première personne car c'est ainsi que la rédaction m'est apparue être la plus évidente.
Si ça vous plait : dites-le moi !
Si ça vous déplait : dites-le moi !


VENDREDI

"J’ai vérifié puis chargé les sacs, la voiture démarre et nous voilà partis pour une belle aventure sur l’Ile de Beauté !

J’habite ici depuis quelques mois seulement. J’ai eu la chance de trouver un travail ici, alors nous nous sommes lancé vers l’inconnu, ma compagne et moi. Nous avons été accueilli à notre arrivée comme nous n’aurions pas pu le rêver. Les Corses sont réellement très généreux et hospitaliers. Nous sommes ravis de notre choix !

Nous sommes en France mais pas vraiment, ainsi je sens plus libre que si j’étais sur le continent. Le sentiment est le même que si nous étions en vacances à l’étranger, sans les risques qu’on pourrait prendre dans un autre pays ! Alors ce week-end, nous partons camper, en évitant les campings. Des collègues de travail m’ont déconseillé de faire ça car c’est interdit. Ils pensent qu’en dormant de ci de là, je ne respecte pas la Corse car « si tous les touristes qui viennent en été faisaient la même chose… » Personnellement, avec tous les espaces vierges qui m’entourent, je refuse d’aller dans un camping. Et puis faut dire que quinze euros pour dormir sous la tente, c’est trop cher. A mon avis. Après tout nous sommes en France, je fais ce que je veux. Mes collègues Corses ou non, tous amoureux de cette île, me boudent un peu. Tant pis, ils ne comprennent rien à la vie. Le vrai plaisir en randonnée, c’est justement de dormir en pleine nature ! Après cette discussion, je me suis dis que les gens ici, accueillent fort bien mais demeurent plutôt coincés. Je partage l’avis de nombreux touristes qui viennent en été : la Corse, ce serait le paradis sans les Corses !

Mes collègues disent que je ne devrais pas avoir un tel comportement, et qu’un jour j’aurais des ennuis. Ils pensent que je n’aime pas la Corse. Alors qu’au contraire, j’aime la Corse et tout ce que j’y trouve de beauté, de plaisirs, de qualité de vie. Je vis ici pour profiter un maximum de tout ça, et je le fais !

Je ne suis pas du genre à me laisser influencer par des conseils. Je pratique le camping sauvage depuis longtemps sur le continent. J’en connais les risques et les avantages. Personne ne me fera changer mon week-end. Interdit ici ou pas, personne ne me forcera à payer le camping ! Je suis têtu mais ce petit différend avec mes collègues me contrarie quand même un peu. Tant pis, oublions cela, quand je leur raconterai mon week-end, ils ne diront plus rien !

Nous sommes en été, les touristes sont nombreux. Nous partons en randonnée pour le week-end, Isa, ma compagne et moi.

Nous partons vers le Cap Corse. Là-bas, j’ai découvert sur la carte qu’un sentier suivait la ligne de crête. Nous partirons du Col Saint Jean, au dessus de Sisco et nous cheminerons vers le nord. Ainsi, nous avancerons dos au brûlant soleil du mois d’août. Nous n’irons pas bien loin en un week-end mais nous allons découvrir un paysage probablement magnifique !

Nous avons bien équilibré nos sacs, emporté tout le nécessaire : tente, duvet et nourriture. Nous cuisinerons au feu de bois. Bien entendu, nous ne sommes pas d’imprudents touristes, et je sais maîtriser un feu de camp, je suis un rural. Je ferai très attention car le maquis autour de nous sera très sec, mais comment se priver d’un feu de camp lorsqu’on vit une aventure sauvage comme celle que nous allons vivre ce week-end ?"


A SUIVRE...

1.6.06

Le soir















Comme un décor de théâtre
Les montagnes violettes et bleues
Se découpent sur le ciel d’albâtre
Dégradé du rose au blanc laiteux

La journée s’achève à grand fracas :
Tous les oiseaux sont réunis,
Sifflent, chantent et papotent à tout va,
Mêlant le son à la lumière si jolie.

Le soir éteint les montagnes en carton pâte
La lune est déjà haute et brillante
Sur la fenêtre, le chaton se lèche la patte.

L’atmosphère sent l’humidité,
Les étoiles sont déjà scintillantes :
La nuit commence, le décor est planté.